Simeón
- Alexandra Séguin Harbec

- 23 juil.
- 3 min de lecture
Au fil de la saison, nous souhaitons vous faire connaître les différentes personnes qui travaillent aux Bontés de la Vallée et qui sont derrière les légumes que nous mangeons! Cette semaine, nous vous présentons Simeón.

Simeón est un fidèle employé de la ferme depuis 2008! Tous les ans, il arrive du Guatemala avec son fils Brayan et son gendre Jerver. De la fin avril à la mi-novembre, ils travaillent aux Bontés.
Lors de notre rencontre, Simeón m’a semblé être un homme réservé, terre à terre et diplomate. Il est le père de cinq enfants, qui ont entre 29 et 15 ans : Lilian, qui est la femme de Jerver, Yonatan, Brayan, Anderson, qui étudie pour devenir architecte, et Suli, qui étudie l’informatique au Guatemala. Sa famille est la raison pour laquelle il vient travailler aux Bontés. Il m’explique que malgré que les siens lui manquent, le sacrifice en vaut la peine.
Simeón a commencé à travailler la terre quand il avait dix ans, à la ferme familiale au Guatemala. Il y travaille encore, quand il est là-bas. Les légumes qu'on y cultive sont très similaires à ce que nous retrouvons dans nos paniers : patates, tomates, poivrons, etc.
J’étais curieuse de savoir quelles sont les différences entre les fermes guatémaltèques et la ferme des Bontés. Simeón m’indique qu’il y en a trois principales. Premièrement, la machinerie est beaucoup plus utilisée ici. Deuxièmement, la quantité d’eau disponible pour les cultures est bien plus grande aux Bontés. Enfin, l’aspect biologique distingue notre ferme. Simeón apprécie de ne pas utiliser de produits chimiques sur les cultures, principalement pour sa santé et celle des travailleurs qui doivent les manipuler; par contre, au Guatémala, ils doivent utiliser ces produits puisque le manque d’eau ne permet pas aux plantes d’être suffisamment fortes pour une culture biologique comme aux Bontés.
Au Canada, Simeón participe à tous les travaux aux champs : préparation de la terre, épandage du compost, plantations, installation des tunnels, désherbage, récolte, préparation de la terre pour l’année suivante, etc.
Au fil des années, il a développé ici une routine dans laquelle il est bien et une belle relation avec François et Mélina, qu’il apprécie beaucoup. Quand on lui demande ce qu’il souhaite pour le futur, il dit vouloir que la ferme continue, grandisse et ait plus de membres. Il se dit très reconnaissant envers Dieu, Mélina, François et les membres de la ferme pour l’opportunité de venir travailler au Canada. Je n’ai malheureusement pas su trouver les mots en espagnol pour lui dire que nous étions très reconnaissants du travail qu’il fait aux Bontés!
J’ai voulu savoir qui est le chef entre lui, Brayan et Jerver. Sa réponse : aucun des trois! Le travail d’équipe est la règle et les idées de tous sont considérées pour trouver la meilleure solution. Cela se reflète aux champs, mais aussi dans la cuisine! Lors des repas, Jerver et lui préparent le plat et Brayan est responsable des tortillas de maïs. J’étais très impressionnée que Brayan fasse les tortillas maison, mais Simeón me dit que c’est très simple.
J’ai souhaité terminer notre rencontre en lui demandant ce que nous devions manger si nous avions la chance de visiter le Guatemala. Tout de suite, il a mentionné un plat qui m’était inconnu : le kak’ik. Il s’agit d'une soupe réconfortante d’origine maya à base de tomates, de tomatillos et de dinde. Elle contient du piment Cobánero, typique du Guatemala. Le processus de séchage du piment fait en sorte qu’il a une délicieuse saveur de fumée. Je sais maintenant quoi chercher lors de ma prochaine visite au marché Jean-Talon!
¡Simeón, estamos agradecidos por el trabajo que usted y su familia realizan en Les Bontés!




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