top of page
Création sans titre-2.png

La petite histoire
de la ferme

serre.jpeg
ferme2.jpeg

C’est en 2006 que François D’Aoust démarre la ferme Les Bontés de la Vallée, sur une terre louée à Franklin, en Montérégie-Ouest. Il choisit ce nom en référence à la Vallée du St-Laurent, inspiré par la merveilleuse abondance des légumes qui peuvent y être cultivés, grâce à son climat frais et tempéré. 

 

Il choisit ce coin du Québec pour sa longue période de culture (c’est la région la plus au sud de la province) et pour la qualité apparemment exceptionnelle de son eau (recommandation d’un de ses professeurs à l’école d’agriculture). 

 

Le terrain qu’il déniche à Franklin, en location, a la particularité d’être graveleux. Le jeune agriculteur l’a choisi exprès, comptant y faire des engrais verts qui passeront l’hiver. 

 

Il commence sa première saison seul : l’ami avec qui il était censé travailler a décidé au dernier moment d’aller faire le chemin de Compostelle. François cultive une quarantaine de sortes de légumes qu’il espère d’abord vendre à des magasins d’aliments naturels de la métropole. Il comprend vite que c’est une avenue difficile, et tente sa chance au marché fermier de Huntingdon, plus près de la ferme. C’est un échec : ses légumes frais et écologiques trouvent à peine preneurs. 

 

Il s’en faut de peu pour que François abandonne tout le projet, découragé par l’ampleur de la tâche et des défis qu’il rencontre. Ses parents l’encouragent : « Continue François. On va t’aider. » Ils lui donnent leur Dodge Caravan, lui qui ne disposait que de son auto pour livrer ses denrées. En plein cœur de l’été, alors que les légumes sont mûrs pour la récolte les uns après les autres, le jeune entrepreneur doit rapidement leur trouver un débouché. C’est alors qu’il pense au Plateau-Mont-Royal, où les gens risquent d’être plus sensibles à la qualité et à l’éthique de sa production. Il se stationne devant le Fromentier, sur l’avenue Laurier, et ouvre les portes de sa Caravan qui lui sert de mini-kiosque pour ses légumes, récoltés le matin même. Le haillon lui sert de parapluie lorsqu’il pleut. 

 

C’est le début d’une longue histoire d’amour avec ce quartier et ses habitants. 

 

Suite de la petite histoire à venir... 

bottom of page