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Des arbres à noix au Québec et aux Bontés de la Vallée

Dernière mise à jour : 27 oct.


Un noisetier de la ferme déjà paré de ses chatons qui écloront au printemps prochain
Un noisetier de la ferme déjà paré de ses chatons qui écloront au printemps prochain

Si vous avez eu l’occasion de visiter la ferme des Bontés de la Vallée avec François, vous savez que les arbres à noix plantés en divers endroits mûrement choisis sont un de ses sujets de prédilection.


Quant à moi, cela m’a intriguée! Amatrice de noix diverses, tant natures que dans des mets salés ou sucrés, et même très sucrés si je pense à la tarte aux pacanes de ma mère, je me suis rendu compte que j’en connaissais très peu sur les noix d’ici et sur celles que l’on peut cultiver dans notre climat nordique.


Pourtant, plusieurs espèces indigènes, présentes en forêt mais aussi dans des zones plus urbaines, produisent des noix qui peuvent s’apparenter à la noix de Grenoble que l’on connaît bien, ou à d’autres espèces de noix cultivées en Turquie, en Chine ou aux États-Unis, parmi les pays grands producteurs de noix.


Le Guide pour la production de noix comestibles au Québec ou de la production nucicole en milieu nordique, un travail collectif publié par le Club des producteurs de noix comestibles du Québec (CPNCQ), nous apprend que la culture de divers arbres à noix ainsi que de leurs noix est possible en climat nordique. Plusieurs fruits à coque (noix) y sont présentés : noisettes, noix de noyers, glands de chênes, dryopes de caryers, pacanes, faines de hêtres, pin de Corée (les pignons du nord), etc. 


Ces espèces ne sont pas toutes originaires d’ici mais plusieurs se sont acclimatées à nos quatre saisons, pour notre plus grand bonheur gustatif. Le noisetier à long bec, le noyer cendré, le noyer noir, le hêtre à grandes feuilles et le caryer ovale se retrouvent notamment en forêt à l’état sauvage. Si parfois la coque des noix est très dure et nécessite de recourir à des outils comme un bon marteau ou un solide casse-noix, leur goût délicieux vaut grandement l’effort fourni.


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L’un des plus célèbres de ces arbres, le châtaignier d’Amérique, peuplait autrefois les boisés du sud de l’Ontario et du nord-est des États-Unis. Au début du 20e siècle, l’arrivée de la brûlure orientale du châtaignier a pratiquement éradiqué l’espèce. Cependant, des hybrides résistants à la maladie sont maintenant commercialisés dans les pépinières. Les fruits du châtaignier d’Amérique sont petits et plus savoureux que les châtaignes des autres variétés.


Des protéines végétales à portée de main


L’intérêt pour les protéines végétales est grandissant à l’échelle de la planète, et ce, depuis plusieurs années. Les noix occupent une place de choix à cet égard. Elles constituent une excellente source de protéines et ont plusieurs effets bénéfiques sur la santé.


Depuis ses premiers pas dans les années 1950, la culture des noix au Québec est en progression. Si l’intérêt pour ces fruits est désormais bien présent, la matière première demeure rare. Il est possible de cultiver une douzaine de variétés de fruits à coque dure au Québec. Selon Jacques Blais, premier producteur de noix québécois, la province a tout pour développer le noyer noir, le noyer cendré et le noisetier, trois espèces indigènes prometteuses. Il écrit que pour avoir un plein potentiel de production d’amandes – le nom du fruit, peu importe l’espèce –, « il faut tenter de comprendre le sol, la lumière et l’humidité dont les arbres ont besoin. Et les cinq premières années sont cruciales ».


Dans la serre des Bontés, de jeunes châtaigniers bientôt prêts à être transplantés
Dans la serre des Bontés, de jeunes châtaigniers bientôt prêts à être transplantés

J’ai bien hâte de goûter les noix qui proviendront de la ferme avec toute la communauté des « bontéistes ». Sont notamment en voie de croissance prometteuse dans les champs ou en serre : châtaigniers, noisetiers, caryers, noyers, chênes et pins de Corée.


Enfin, voici des suggestions de recettes pour en apprêter certaines.


Recettes


Boules de Noël aux noix de caryer


  • 500 ml (2 tasses) de noix de caryer

  • 500 ml (2 tasses) de dattes

  • 50 ml (0,25 tasse) de miel

  • 30ml (2 c. à soupe) de rhum


Hacher les noix et les dattes séparément au mélangeur. Mélanger ensuite les dattes et la moitié des noix. Ajouter le miel et le rhum et bien brasser. Faire des boulettes et les rouler dans les restes des noix hachées. Mettre au réfrigérateur et servir froid. Donne entre 2 et 3 douzaines de boules.


Biscuits aux noisettes


  • 125 ml (0,5 tasse) de beurre

  • 125 ml (0,5 tasse) de sucre

  • 250 ml (1 tasse) de noisettes rôties et moulues

  • 250 ml (1 tasse) de farine

  • 1 jaune d’œuf (conserver le blanc pour badigeonner les biscuits)

  • 2 ml (0,5 c. à thé) de vanille

  • 2 à 3 douzaines de noisettes entières


Battre le beurre en crème, puis incorporer le sucre. Ajouter les autres ingrédients et bien pétrir. Faire de petites boules et enfoncer une noisette dans chacune d’elles. Badigeonner avec le blanc d’œuf et cuire 10 à 15 minutes sur une plaque graissée à 160oC (325oF). Donne entre 2 et 3 douzaines de biscuits suivant leur taille.


Sources 




Grenier-Héroux, Sophie, « Les noix du Québec, “ tout est possible” », Le Devoir, 28 avril 2023.


Le Gal, Gérald et Paré-Legal, Ariane, Cueillir la forêt, Guide d’identification des plantes sauvages, Cardinal, 2022.


Turner, Nancy et Szczawinski, Adam, Fruits et noix comestibles du Canada, Musée national des sciences naturelles, Musées nationaux du Canada, 1979.

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