Il était une fois les Bontés de la Vallée
- Nicolas, Marie-Ève, Violette, Laurence, Mai lan
- 9 juil.
- 3 min de lecture
Le 7 juin dernier s’est tenu aux Bontés de la Vallée un atelier dont nous avons déjà parlé, la Fresque des nouveaux récits. Dans ce cadre, les participant·e·s ont été invité·e·s à imaginer l’avenir de notre ferme communautaire et à se projeter en 2035. Réparti·e·s en équipes, ils et elles ont composé des récits pour rêver aux possibilités de la prochaine décennie. Au fil des numéros de notre Journal de bord, nous vous présentons leurs idées inspirantes.
P.S. Vous voulez vivre l’expérience unique d’un atelier, contribuer vous aussi à « faire un nous »? Joignez-vous à la prochaine rencontre qui aura lieu le dimanche 27 juillet. Au plaisir de vous y voir!

Il était une fois les Bontés de la ValléeRécit coécrit par Nicolas, Marie-Ève, Violette, Laurence, Mai lan
Il était une fois, à la ferme des Bontés de la Vallée, au Québec, la vision de fermes et de légumes magnifiques, bios, de saison et équitables, comme un projet commun de société! Dans le temps, hélas, la nourriture était vue comme un moyen de faire de l’argent, du profit, de ne penser qu’à soi. Il y a eu de nombreuses épreuves à affronter comme l’individualisme, le « je le veux tout de suite, peu importent les conditions et les saisons »! Comme de grands méchants dragons… Nous avons appris au fil des saisons à devenir ami·e·s avec ces dragons! Nous avons tous et toutes réalisé que la mise en commun des ressources et des besoins était nécessaire – nos trésors. Ultimement, une nouvelle économie de l’alimentation maraîchère, bio, équitable, respectueuse des gens, de l’environnement, des saisons et de la terre a vu le jour à Havelock, sur le Plateau, à Lachine. La preuve que les épreuves peuvent être surmontées ensemble. Quelques années plus tard, grâce aux nombreux succès de la ferme, une vidéaste qui travaillait chez Pastel fluo décida de faire un docu-reportage de téléréalité sur le projet de ferme communautaire des Bontés de la Vallée. Elle les suivit pas à pas pendant plusieurs mois pour faire connaître leur succès partout au Québec, puis pour faire découvrir comment lever les obstacles au partage et mettre en valeur les impacts positifs de ce modèle. Chaque semaine, des milliers de personnes suivaient les aventures de la communauté des Bontés de la Vallée. Parallèlement, un comité politique mis en place par des membres réussit à convaincre le nouveau maire de Montréal de soutenir la multiplication de ce modèle alimentaire, partout dans les quartiers de la ville. Au fil des années, les comités de la ferme rencontrèrent plein de gens : des maires, des mairesses, des conseillers, des conseillères. Avec leurs beaux projets et leur enthousiasme, ils convainquirent bien des gens. Mais ils ne s’arrêtèrent pas là. Ils allèrent en rencontrer plus, et plus, de partout! Et de plus en plus de gens trouvèrent que c’était une bien bonne idée, une ferme communautaire. Et un jour, tout le monde au Québec fut d’accord. Tout le monde décida de travailler ensemble : les petits épiciers, les fermes, les municipalités et les citoyen·ne·s. Tout le monde se rendit compte que c’était bien mieux de mettre en commun leurs ressources et leurs besoins. Ils se demandèrent même pourquoi ils ne l’avaient pas fait avant! C’est ainsi qu’une petite ferme familiale aux rêves aussi grands que son cœur devint un modèle pour toutes les fermes du Québec. Un modèle qui montre que c’est possible de prendre soin de la planète et de toutes les personnes qui y habitent, encore plus quand on s’y met ensemble. Le panier de fruits et légumes que nous allons chercher chaque semaine est un trésor offert par toutes les fermières et tous les fermiers à chacune des familles du Québec. |




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