L’indice du bonheur
- Marie-Andrée, Mylène, Geneviève et Michel
- 6 août
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 août
Le 7 juin dernier s’est tenu aux Bontés de la Vallée un atelier dont nous avons déjà parlé, la Fresque des nouveaux récits. Dans ce cadre, les participant·e·s ont été invité·e·s à imaginer l’avenir de notre ferme communautaire et à se projeter en 2035. Réparti·e·s en équipes, ils et elles ont composé des récits pour rêver aux possibilités de la prochaine décennie. Voici la dernière de ces propositions, où l’on peut notamment lire les propos fictifs mais pourtant inspirants de la deuxième femme première ministre du Québec!
L’indice du bonheurRécit coécrit par Marie-Andrée, Mylène, Geneviève et Michel Chères concitoyennes, chers concitoyens, merci d’être venu·e·s en si grand nombre! Aujourd’hui, en 2035, en cette journée fantastique, je m’adresse à vous en tant que première ministre – la deuxième première ministre du Québec – pour vous parler de l’indice du bonheur. Laissez-moi retourner quinze ans en arrière pour vous expliquer comment, suite à un reportage à la Semaine verte sur les Bontés de la Vallée, j’ai été touchée par le modèle d’agriculture que proposait cette ferme. Ça m’a amenée à me poser de grandes questions concernant le système alimentaire. Se nourrir est un besoin primaire, et pour y répondre adéquatement, le modèle des Bontés est incontournable. Viser à la qualité de ce qu’on mange mène forcément à une meilleure santé générale et augmente l’indice du bonheur. Il n’y a pas de petit projet. J’ai vu au cours des dernières années une communauté maillant le rural et l’urbain se retrousser les manches. Elle est entrée en action pour engager avec fierté ses membres vers un nouveau modèle de ferme soutenue par la communauté. Ma fille, isolée dans son appartement, est devenue membre des Bontés de la Vallée. Elle attendait chaque semaine avec impatience le moment du point de chute pour aller à la rencontre des bénévoles, découvrir les légumes, échanger avec ses nouveaux compagnons et planifier ses prochaines visites festives à la ferme. J’ai compris qu’on ne parlait pas d’une marchandisation de l’alimentation, mais d’un pouvoir donné à un groupe pour réinventer le système alimentaire. Tout cela passait par le plaisir, la communauté et le partage! L’année suivante, à ma grande surprise, la ferme a encore étendu ses ailes. Elle a noué des partenariats avec les CPE et l’école primaire de sa localité. C’est vraiment touchant de voir tous ces jeunes élèves qui, semaine après semaine, rapportent chez eux un nouveau regard sur l’alimentation et l’écologie. La ferme a aussi été approchée par l’École d’agriculture biologique de Victoriaville pour créer un stage qui permettra de développer une relève agricole alliant écologie, communauté et solidarité. Avec toutes ces initiatives qui ont émergé ou qui sont en cours de réalisation, j’ai compris qu’en tant que gouvernement, de plus en plus, nous devons développer une politique pour soutenir un modèle qui pourra aider à créer un Québec résilient. Aujourd’hui, en 2035, suite à ma réélection, je m’engage à poursuivre la réforme agroalimentaire, à mettre en place la politique des agro-villages et à assurer la pérennité du modèle de ferme communautaire qui m’a inspiré depuis quinze ans, en accord avec nos valeurs sociales de partage, d’équité et d’atteinte du bonheur pour TOUTES et TOUS! |





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